À quoi sert un diagnostic capillaire chez le coiffeur, et comment ça se passe ?

La réponse en bref
Un diagnostic capillaire est un bilan que le coiffeur réalise sur votre cuir chevelu et vos fibres : il observe, touche, vous interroge sur vos habitudes et votre historique de colorations. Il sert à choisir les bons soins, la bonne technique et le bon rythme. Il ne remplace pas un avis médical.

Mis à jour le 8 octobre 2026

Vous sortez de la douche, vos cheveux sont ternes, plats ou électriques, et douze flacons vous promettent des miracles sur l’étagère. Lequel choisir ? Sans diagnostic, on joue au loto avec sa chevelure.

5th Avenue By… est un salon de coiffure installé au 18 rue Lafayette, en plein centre de Nantes, dans une bâtisse du XIXe siècle. On y travaille avec des gammes comme Redken, Kevin Murphy ou Moroccanoil, et quand on veut savoir ce dont vos cheveux ont vraiment besoin, on commence par les regarder de près.

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Qu’est-ce qu’un diagnostic capillaire ?

Un diagnostic capillaire est un examen du cuir chevelu et de la fibre du cheveu, réalisé par un professionnel avant de conseiller un soin, une coloration ou une routine. Le coiffeur regarde, touche, pose des questions et note ce qu’il constate. Il n’a rien d’un examen médical.

Pour suivre ce qui se passe, il faut savoir de quoi un cheveu est fait. Il compte trois couches : la cuticule, une enveloppe d’écailles qui protège, le cortex, qui forme le gros de la fibre, et la médulla, au centre. Un cheveu abîmé commence presque toujours par une cuticule fatiguée.

Schéma d’un cheveu en trois couches : la médulla au centre, le cortex autour, puis la cuticule en écailles
Schéma de la structure du cheveu. Auteur : Christinelmiller, licence CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

À quoi sert un diagnostic capillaire chez le coiffeur ?

Un diagnostic capillaire sert à choisir le bon soin, la bonne technique et le bon rythme de rendez-vous, avant de dépenser en produits ou de toucher à la couleur. Il remplace l’intuition par des constats. Voici ce qu’il permet concrètement.

  • Choisir un soin adapté : un cheveu sec n’a pas les mêmes besoins qu’un cheveu cassant, ni qu’un cuir chevelu qui tire.
  • Vérifier si une coloration ou un éclaircissement est raisonnable, selon l’état de la fibre et ce que vos cheveux ont déjà vécu.
  • Faire le tri dans votre étagère : savoir quels produits servent et lesquels s’empilent pour rien.
  • Repérer ce qui sort du champ du coiffeur et mérite l’avis d’un médecin.

Le gain se voit sur la durée : moins d’essais ratés, moins de flacons oubliés au fond du placard. Si votre étagère déborde déjà, notre article sur la routine capillaire minimaliste vous aidera à faire le tri.

Comment se passe un diagnostic capillaire, étape par étape ?

Un diagnostic capillaire se déroule en cinq temps : l’échange, l’observation du cuir chevelu, le toucher de la fibre, l’historique des traitements, puis la recommandation. Il ressemble plus à une vraie discussion qu’à un coup d’œil pressé.

  1. L’échange. On commence par vous écouter : ce qui vous gêne, ce que vous aimeriez changer, votre routine de lavage et vos produits.
  2. L’observation du cuir chevelu. On regarde la racine : rougeurs, squames, excès de sébum, tiraillements. On repère ce qui relève du soin et ce qui relève d’un médecin.
  3. Le toucher de la fibre. On passe les doigts sur les longueurs et les pointes : cheveu rugueux, cassant, élastique ou mou. On voit aussi s’il boit les soins ou s’il les laisse filer, c’est la fameuse porosité.
  4. L’historique. Colorations, décolorations, lissages, fer à lisser, soins faits maison : tout ce qui est passé sur vos cheveux compte, surtout après plusieurs éclaircissements.
  5. La recommandation. On vous explique ce qu’on a constaté, on propose un soin ou une technique, et on vous dit ce qu’il vaut mieux éviter. Vous repartez avec un plan, pas avec une facture surprise.
Cheveu humain vu au microscope optique, avec les écailles de la cuticule visibles à sa surface
Un cheveu humain au microscope : on distingue les écailles de la cuticule. Auteur : BobMacInnes, licence CC BY 2.0, via Wikimedia Commons.

Que regarde le coiffeur, et qu’est-ce que cela indique ?

Le coiffeur regarde l’état du cuir chevelu, la texture des longueurs, la solidité des pointes et les traces de traitements passés. Chaque constat oriente vers un soin ou une précaution. Les pointes, en particulier, racontent souvent l’histoire de vos cheveux.

Extrémité d’un cheveu coupé vue au microscope électronique, avec une barre d’échelle de 50 micromètres
Extrémité d’un cheveu coupé, au microscope électronique (barre d’échelle : 50 µm). Auteur : Lola Sõukand, licence CC BY 4.0, via Wikimedia Commons.
Ce que le coiffeur observe Ce que cela peut indiquer Piste de soin ou de conseil
Racines grasses, longueurs sèches Des produits ou un rythme de lavage mal adaptés à chaque zone Shampoing doux, soin appliqué sur les longueurs seulement
Squames, tiraillements, rougeurs Un cuir chevelu irrité ou sensible, parfois une affection de la peau Gestes doux, puis avis médical si cela dure (voir plus bas)
Pointes rugueuses qui cassent Une fibre fragilisée par la chaleur, les colorations ou les éclaircissements Coupe des pointes abîmées, soin de type bonding, comme l’Acidic Bonding de Redken
Cheveu terne, qui ne retient pas les soins Une cuticule abîmée, un cheveu poreux Soin ciblé, après avoir vu de quoi vos cheveux ont vraiment besoin
Plusieurs éclaircissements déjà faits Une fibre déjà très sollicitée Pause, technique plus douce, test avant toute nouvelle couleur

Ce tableau donne des repères. Seul un regard de près sur vos cheveux permet de trancher.

Le conseil du salon 5th Avenue By…
Prenez vos cheveux en photo, en lumière naturelle, avant un nouveau soin, puis refaites la même photo trois mois plus tard. Le résultat se juge mieux à deux images qu’au souvenir.

Un coiffeur peut-il poser un diagnostic médical ?

Non. Un coiffeur observe et conseille sur l’entretien des cheveux, mais il ne soigne ni une maladie du cuir chevelu ni une chute de cheveux anormale. Dès qu’un signe sort de son champ, il vous oriente vers un médecin. Voici les repères officiels à garder en tête.

  • Chute de cheveux. On en perd normalement entre 50 et 100 par jour. Au-delà de 100, ou si une zone se dégarnit plus que le reste, il faut consulter (source : Vidal).
  • Pellicules. Elles touchent une personne sur deux en France. Consultez si les squames ressemblent à autre chose, si rien ne s’améliore après un mois de traitement, ou chez un enfant qui a des squames (source : dermato-info.fr).
  • Premiers gestes. Pour des pellicules persistantes, l’Assurance Maladie conseille un shampoing antipelliculaire de pharmacie, deux à trois fois par semaine pendant deux à quatre semaines. Certains sont déconseillés pendant la grossesse ou l’allaitement, demandez conseil à votre pharmacien.
  • Signaux d’alerte. Rien ne change après un mois, les plaques gagnent le visage, ou les lésions suintent, rougissent beaucoup ou font mal : direction le médecin traitant (source : Assurance Maladie).

Notre rôle, c’est de repérer, de vous le dire franchement et de vous renvoyer vers la bonne porte. Ensuite, on reprend vos cheveux en main.

Faut-il faire un diagnostic avant une coloration ou un lissage ?

C’est même le meilleur moment pour en faire un. Avant une coloration, un éclaircissement ou un lissage, le diagnostic dit si vos cheveux et votre cuir chevelu sont prêts. Un cheveu déjà fragilisé n’accepte pas tout.

Il y a aussi la question de l’allergie. Dans ses recommandations de 2010 pour les coiffeurs, l’agence du médicament (alors Afssaps, aujourd’hui ANSM) rappelle que les colorations permanentes peuvent provoquer des réactions allergiques, parfois graves : eczéma, démangeaisons et gonflement, quelques heures à quelques jours après l’application.

Elle précise qu’une touche d’essai sans réaction ne garantit pas l’absence d’allergie, et que la mention « sans PPD » ne la garantit pas non plus. Elle déconseille de colorer un cuir chevelu sensible ou irrité, ou une personne qui a déjà réagi à une teinture ou à un tatouage éphémère noir (voir aussi la version grand public).

Le diagnostic est donc l’occasion de poser la question : avez-vous déjà réagi à une couleur ? Si oui, on en parle avant, pas après.

Comment préparer son rendez-vous de diagnostic capillaire ?

Pour bien préparer un diagnostic capillaire, rassemblez quatre informations : vos produits, vos traitements passés, vos habitudes de lavage et ce qui vous gêne. Dix minutes à la maison font gagner un temps précieux au salon.

  • Vos produits. Photographiez les étiquettes de vos shampoings, soins et produits coiffants.
  • Vos traitements passés. Notez les dates de vos dernières colorations, décolorations ou lissages.
  • Vos habitudes. Fréquence des lavages, usage du sèche-cheveux ou du fer.
  • Vos questions. Ce qui vous gêne et ce que vous espérez voir changer.

Un doute avant de venir ? Appelez le salon au 02 40 20 34 34, on vous répondra volontiers.

Quel est votre cas ? Le test en deux clics

Répondez à deux questions et vous saurez par où commencer : le salon, la pharmacie ou le cabinet du médecin.

Ce test demande que JavaScript soit activé. Sans lui, appelez le salon au 02 40 20 34 34.

Questions fréquentes sur le diagnostic capillaire

Un diagnostic capillaire est-il un examen médical ?

Non. Le diagnostic capillaire est un bilan réalisé par un coiffeur, qui observe le cuir chevelu et les cheveux pour conseiller un soin ou une technique. Il ne remplace pas la consultation d’un médecin, qui reste nécessaire pour une chute anormale ou une affection de la peau.

Qu’est-ce que la porosité des cheveux ?

La porosité décrit la facilité avec laquelle un cheveu absorbe l’eau et les soins, puis les garde. Plus la cuticule est abîmée ou soulevée, plus le cheveu est poreux : il boit vite, mais retient mal. Le coiffeur l’évalue au toucher et à l’observation.

Faut-il faire un diagnostic capillaire avant une coloration ?

C’est le bon moment, car le diagnostic dit si la fibre et le cuir chevelu sont prêts à recevoir la couleur. Il permet aussi de parler d’éventuelles réactions passées à une teinture. L’ANSM rappelle qu’une touche d’essai sans réaction ne garantit pas l’absence d’allergie.

Quand consulter un médecin plutôt qu’un coiffeur ?

Consultez un médecin si vous perdez plus de 100 cheveux par jour, si une zone se dégarnit plus que le reste, ou si des pellicules ne s’améliorent pas après un mois de traitement. Les plaques qui gagnent le visage, suintent ou deviennent douloureuses justifient aussi un avis médical.

Que faut-il apporter pour un diagnostic capillaire ?

Apportez des photos des étiquettes de vos produits, les dates de vos dernières colorations, décolorations ou lissages, et une idée claire de ce qui vous gêne. Ces informations aident le coiffeur à relier l’état de vos cheveux à leur histoire.

Combien de cheveux perd-on par jour ?

On perd normalement entre 50 et 100 cheveux par jour. Une perte supérieure à 100, ou concentrée sur une zone, est considérée comme anormale et mérite un avis médical.

Faire son diagnostic capillaire par un professionnel

Un diagnostic capillaire se fait au salon, cheveux en main. 5th Avenue By… vous accueille au 18 rue Lafayette, à Nantes, près du parking public Aristide Briand et de l’hôtel Radisson Blu.

Pour réserver ou poser une question, appelez le 02 40 20 34 34 ou passez par la page accès et contact du salon. Pour découvrir les prestations, la page soins capillaires et lissages les présente.

>>> Je prends rendez-vous pour mon diagnostic capillaire

Ce qu’il faut retenir

  • Un diagnostic capillaire est un bilan du cuir chevelu et de la fibre, fait par un professionnel.
  • Il sert à choisir le bon soin, la bonne technique et le bon rythme.
  • Il se déroule en cinq temps : échange, observation, toucher, historique, recommandation.
  • Le coiffeur conseille, il ne pose pas de diagnostic médical.
  • Plus de 100 cheveux perdus par jour, ou une zone qui se dégarnit : médecin.
  • Des pellicules sans amélioration après un mois : médecin aussi.
  • Avant une coloration, une touche d’essai sans réaction ne garantit pas l’absence d’allergie.
À lire aussi : pour alléger votre étagère avant ou après un diagnostic, lisez notre guide de la routine capillaire minimaliste.

Sources : ANSM (ex-Afssaps), Recommandations de bon usage des colorations capillaires permanentes à l’attention des coiffeurs, novembre 2010 ; ANSM (ex-Afssaps), Recommandations de bon usage des colorations capillaires permanentes, novembre 2010 ; Assurance Maladie, Pellicules très nombreuses et dermatite séborrhéique débutante ; Vidal, Chute de cheveux et alopécie ; dermato-info.fr, Tout savoir sur les pellicules, avril 2025.